Comment etre soi Meme

Sep 18, 2026 | Coaching Profesionnelle | 0 commentaires

L’adaptation ! Une caractéristique essentielle de l’espèce humaine. C’est même grâce à elle que nous avons traversé les siècles. Le groupe porte en lui suffisamment de différences pour avoir des membres adaptés à toutes les situations, même les plus imprévues. Ce qui détermine la pertinence d’un individu par rapport à un autre devient une histoire de contexte. Vu sous cet angle, il apparait clairement que dans un certain contexte nous sommes ‘fort’ et dans un autre ‘faible’. Plutôt que de rechercher le contexte où nous évoluons de façon fluide car nous y sommes compatibles, l’individu a plutôt l’habitude d’essayer de s’y adapter. Si je zoome sur nos groupes sociaux où l’adaptation est d’ordre comportementale plutôt que physique, cela donne lieu à la création de personnages de plus en plus élaborés au fil des années.

Si la résilience d’une espèce provient de sa capacité d’adaptation en produisant des membres différents, il en est autrement pour la résilience individuelle. L’adaptation au contexte est bien souvent synonyme de fragilité et de mal-être. Solitude et désarroi extrême d’un acteur dont le personnage est apprécié et inclus.

1. Nous avons tous besoin d’amour

Nous avons tous besoin d’amour

Notre appartenance à un groupe est clé pour notre survie. C’est codé en nous depuis la nuit des temps. Enfant mammifère donc vulnérable, nous savons que l’amour des adultes, et de nos parents en particulier, est clé pour notre survie. Ces deux caractéristiques archaïques nous poussent, de façon plus ou moins consciente, à être accepté par le groupe dans lequel nous sommes et à recevoir de l’amour de la part de ses membres. Toute la question est de savoir comment.

Un groupe nous accepte parce que notre contribution le rend plus fort, plus résilient. L’amour ici est hors sujet. Un individu nous porte de l’amour parce qu’il voit notre fragilité émerger. C’est notre fragilité qui fait de nous des être humains et c’est notre humanité qui autorise l’autre à nous témoigner de l’amour. Il serait possible d’explorer en profondeur ces deux propositions. Je préfère rester à un niveau global, pour plus de simplicité.

Chercher à se faire aimer apporte peu de satisfaction. Le ‘je t’aime si …’ ne tient pas la comparaison d’un ‘je t’aime’. Alors nous multiplions les actions pour obtenir de l’amour en retour. Un des dangers est de transformer l’amour en une monnaie d’échanges. Les personnes proches de nous sentent notre recherche d’amour et les efforts que nous faisons pour en obtenir.

Le biais de croire que se faire aimer d’un groupe est garantie d’appartenance est tout autant dévastateur. Ma recherche à me faire apprécier/aimer de chacun me pousse à dire, faire voire penser ce qui me semble être gage d’amour en retour. Je me fonds dans un personnage en apparence conforme au groupe et espère en retour être accepté par lui.

2. Sortir de la prison du personnage

Jouer un personnage consomme une énergie considérable et la sortie de la scène ne se produit que lorsque l’on dort. La solitude se fait sentir et le mal-être grandit. Personne ne m’apprécie pour ce que je suis et je passe mon énergie à développer un personnage qui ne me convient pas.

Cette prise de conscience est douloureuse mais capitale pour se retrouver et oser être soi-même. Le chemin de déconstruction est long, parfois radical et se base sur deux piliers principaux :

  • Un groupe m’accepte pour ce que je lui apporte
  • Je suis apprécié/aimé pour ma fragilité qui émerge et fais de moi un humain

Bien sûr, la liste pourrait être bien plus longue. Cependant, réintégrer et vivre ces deux principes représente déjà un travail de fond. Renoncer à son personnage pour laisser apparaitre l’acteur demande du courage. Il est souhaitable, si possible, de le faire progressivement. Par exemple en adhérant à un club de sport, une association, … Je peux choisir d’être moi-même car personne ne me connait.

Quant au groupe, c’est à moi de trouver celui qui me convient. Ce que je suis contribuera naturellement à l’activité, l’ambiance de ce dernier. Je deviens une ressource du groupe et ainsi j’y suis pleinement intégré.

3. Deviens ce que tu es

Deviens ce que tu es

Libéré de mon personnage, je peux consacrer mon énergie à développer ce que je suis. Je m’ouvre ainsi au monde et savoure pleinement la vie. Mon énergie est orientée à construire et à donner plutôt qu’à recevoir. Ne recherchant plus à être apprécié/aimé, je deviens authentique et spontané. Ma personnalité devient lisible des autres et attire les personnes qui sont compatibles avec lui tout en éloignant les autres. Mes relations interpersonnelles deviennent saines, dénuées d’un quelconque intérêt. Je suis apprécié pour ce que je suis.

Au niveau professionnel, je peux remettre de l’ordre en prenant conscience que mon appartenance à une équipe, une entreprise est uniquement reliée à ma contribution. Je travaille et l’entreprise me paye pour cela. Eventuellement, je peux développer quelques relations amicales mais ce n’est pas une fin en soi. Je peux collaborer efficacement avec une équipe sans pour autant avoir des relations amicales. Je me comporte avec authenticité et interagissant avec les autres de la façon dont j’aimerai que l’on interagisse avec moi. (Voir l’article sur les relations interpersonnelles)

4. Conclusion

Être soi-même est un enjeu d’épanouissement puissant. Will Schutz, dans son approche appelé l’élément humain, résume en trois étapes les retombées que je peux espérer au niveau de mes ressentis :

  • L’importance de soi. En étant authentique, je m’accorde de l’importance
  • Compétence de soi : En apportant ma contribution au groupe, j’alimente mon ressenti de compétence
  • Appréciation de soi : En acceptant d’être apprécié pour ce que je suis et montre, je renforce mon appréciation de moi.

Ces bénéfices s’obtiennent dans cet ordre et sont, une fois obtenu, vecteur de bien-être au quotidien et de relations interpersonnelles saines. Cela en vaut la peine d’être soi-même.

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