Rien ne va plus, j’ai un problème ! 

Je vis un inconfort. 

Je pense à mon problème tout le temps,

Une lourdeur m’envahit, tout me demande un effort, la joie de vivre a disparu. 

Cette sensation d’être englué, de peiner à avancer, d’avoir l’impression de manquer d’énergie, est caractéristique d’une difficulté vécue en cours. La personne concernée se sent perdue, bloquée avec son problème et sans perspective de résolution. Quel est ce mécanisme qui s’active et comment en sortir ? Regardons cela de plus prêt. 

Comment s’installe un problème ? 

Lorsque je n’ai pas de problème, j’avance normalement dans la vie avec enthousiasme. J’utilise mes connaissances pour contourner les obstacles et atteindre mes objectifs. Je m’intéresse à de multiples choses et diversifie mes actions. Seulement voilà, sans y faire attention, un sujet commence à prendre de la place, à être là, immobile. Cela attire de plus en plus mon attention. Je viens d’identifier un problème. Je tente de le résoudre sans succès et mon attention sur lui augmente. Je le regarde sous tous les angles, de nombreuses fois. Mon énergie est consacrée à l’observation de mon problème. Il occupe de plus en plus de place dans ma journée. Je cesse d’avoir des activités diversifiées car je consacre de plus en plus d’énergie à mon problème. 

Peu à peu, je deviens statique avec une seule occupation : mon problème. J’y pense tout le temps et ne fais plus rien d’autre que d’y penser. J’entre en mode survie où j’agis sans réfléchir, par reflexe et sans plaisir. Je fais ce qui doit être fait sans vraiment y porter attention. Plus rien n’a d’importance en dehors de mon problème. Mes connaissances ne me servent plus à rien, je suis vidé, mon problème prend toute mon énergie disponible sans rien me donner en échange. 

Cette situation ne dépend pas vraiment du problème. Le focus est à porter sur l’énergie que je consacre et celle que je reçois. Sans une vigilance consciente de la personne, toute son énergie est consacrée à son problème et majoritairement à sa description répétitive. Les apports d’énergie (ou nourriture psychologique) obtenus facilement lorsque des activités diverses sont pratiquée sont stoppés. La personne ne peut plus se nourrir de la reconnaissance de son travail, du bien-être d’une relation intime, de la progression des causes qu’elle défend, des challenges qu’elle peut relever, des interactions ludiques avec les autres, de moments seuls où rêver. Plus rien ne bouge, la personne s’identifie à son problème et sombre peu à peu. 

Comment résoudre un problème ?

Comment sortir d’un problème ?

Etape 1 : Avoir suffisamment d’énergie 

La première étape est d’avoir l’énergie de se remettre en mouvement. Pour cela, reprendre des activités diversifiées afin de donner moins de place au problème. Il y a un temps pour travailler le sujet et un temps pour faire autre chose. Le problème n’est pas la personne. L’aide de personnes de confiances ou de professionnels (coach professionnel, thérapeute, …) peut être utile si la personne n’a plus suffisamment d’énergie pour reprendre des activités. L’accompagnant pourra « énergiser » la personne et l’aider à reprendre des activités qui la ressource. Le client se met dans l’énergie du praticien pour avance.

Etape 2 : déterminer une approche de solution

Lorsque la personne est parvenue à réduire l’importance de son problème, à ne plus s’identifier à ce dernier et à restaurer ses ressources nourrissantes en énergie alors elle sort du mode survie et retrouve toutes ses capacités cognitives ainsi qu’un accès à ses connaissances. Il lui devient possible de prendre du recul et de déterminer une solution à son problème. Si besoin, elle saura solliciter toute aide nécessaire pour arriver à la solution. 

Etape 3 : mise en action. 

Cette étape est clé et demande des précautions pour éviter de se décourager. L’idée ici est de faire toujours de son mieux et d’accepter qu’une phase d’apprentissage peut être utile pour résoudre le sujet qui résiste. Faire de son mieux permet de rester satisfait de soi, quel que soit le résultat obtenu. L’estime de moi ne dépend pas du résultat de mes actions mais de la qualité déployée dans ce qu’il m’est possible d’accomplir. Ainsi une approche récurrente est possible et vectrice de progrès. Je peux, par exemple, faire appel à de l’aide extérieure au moment où je l’estime utile pour profiter d’une expertise, pour aller plus vite, pour gagner en énergie, … 

Etape 4 : engranger les bénéfices. 

Célébrer le résultat est maladroit car il laissera le goût de « niveau de barre à franchir » la prochaine fois et risquera d’induire une inquiétude de ne pas être à la hauteur. C’est la raison pour laquelle il est préférable de saluer l’effort fourni et sa qualité (faire de son mieux). De même, reconnaitre que l’on s’est sorti d’une situation délicate pour laquelle la solution n’était pas connue renforce la confiance en soi. Lors de la prochaine difficulté, je pourrai l’aborder avec plus de tranquillité car je sais que je vais parvenir à m’en sortir même si je ne sais pas comment dans l’immédiat. 

Comment résoudre un problème ?

Nous consacrons régulièrement de l’énergie à résoudre des difficultés et à nous approcher de nos objectifs. C’est normal et valable pour tout le monde. En gardant un œil sur l’importance que je donne aux obstacles, je peux ainsi éviter de me couper de mes ressources et garder un état global positif. En cas de dérapage, l’aide d’un professionnel est une bonne option car il pourra intervenir rapidement sur ce qui a besoin d’être aidé et vous permettre de sortir de la situation dans un délai approprié. La vie est faite pour être vécue avec joie.

Vous ne maitrisez pas tout ce qui peut vous arriver, vous avez, en revanche, la totale liberté de choisir la posture que vous prendrez pour traverser les difficultés de la vie (Viktor Frankl).

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